4 octobre 2004
Selon le quotidien japonais Nihon Keizai Shimbun, le studio de Cinéma américain Twentieth Century Fox Film aurait choisi d’adopter le standard Blu-ray comme prochain standard de DVD.
Développé et promu par Sony, Sharp et Matsushita Electric Industrial (l’un des principaux fabricant de pièces détachées électroniques), le Blu-ray est concurrent HD-DVD, promu par NEC, Sanyo Electric et Toshiba.
Le Blu-ray et le HD-DVD qui ne sont pas compatibles entre eux, permettent d’accroître la capacité de stockage par disque (25Go pour le Blu-ray). Ainsi, ils permettront de stocker des films en très haute définition et de plus longue durée.
Si ce soutien est confirmé, les partisans du standard Blu-ray seraient rejoints par un acteur de premier rang. Rappelons que le Blu-ray sera très probablement le standard choisi par la Metro Goldwyn Mayer car elle a été rachetée le mois dernier par Sony.
1 octobre 2004
Le groupe Disney a déclaré que la poursuite de sa collaboration avec le studio d’animation Pixar était « peu probable » par l’intermédiaire de son PDG, Robert Iger. En effet, aucun accord de distribution n’a été trouvé entre les deux parties, et Pixar, qui souhaitait que les termes du contrat soient plus en sa faveur, a rompu toutes les négociations avec Disney.
Disney avait distribué plusieurs films d’animation à succès de Pixar comme « Toy Story » et « Le Monde de Nemo ». Le dernier film marquant cette collaboration est « Cars » qui sortira en 2005 aux Etats-Unis. Le studio Pixar est aujourd’hui entrain de multiplier les contacts avec d’autres studios.
30 septembre 2004
Les exploitants de cinéma qui sont en congrès jusqu’à jeudi à Bordeaux ont décidé d’aborder de front un problème qui les préoccupe plus que tout : le développement du piratage de films sur Internet. Selon un étude du Centre National de la Cinématographie (CNC), 468 films ont été piratés entre le 31 juillet 2003 et le 1er août 2004 en version française. Ce sont des films américains en majorité (52%) et des films français (24,9%). Ainsi, un film est disponible sur Internet en moyenne 37 jours après sa sortie en salles avec des films américains disponibles même deux semaines avant leur sortie en salles.
Le piratage se développe avec le nombre d’internautes qui atteint aujourd’hui en France 15,3 millions dont 54% possédant une connexion à haut débit. Un sondage a par ailleurs révélé que trois millions d’internautes ont déjà téléchargé des films sur le Net. Les exploitants ont souligné le sentiment d’impunité que ressentent ces personnes et ils ont émis le souhait qu’une campagne d’information soit mise en place afin de sensibiliser les gens et de montrer que cette pratique est passible de poursuites judiciaires. Le Ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres les a assuré de son soutien et de son action quant à ce problème.
27 septembre 2004
Comme nous l’avions annoncé, le groupe d’investisseurs emmenés par Sony Corp of America a annoncé la signature de l’accord définitif de rachat de la Metro Goldwyn Mayer pour 2,85 milliards de dollars en plus de la reprise de la dette estimée à deux milliards de dollars.
Le groupe d’investisseurs regroupe le câblo-opérateur Comcast et les investisseurs institutionnels Providence Equity Partners, Texas Pacific Group et DLJ Merchant Banking Partners. La MGM restera une société distincte et continuera d’opérer sous le nom de Metro Goldwyn Mayer.
Le consortium Sony, dont chaque membre détiendra des parts du nouveau MGM, contribuera à hauteur de 1,6 milliard de dollars au financement de la transaction. Providence Equity apportera 525 millions, Texas Pacific, 350 millions, Sony et Comcast, 300 millions chacun et DLJ Merchant Banking, 125 millions. JP Morgan Chase conduira le syndicat de banques qui apportera de son côté, avec Credit Suisse First Boston, jusqu’à 4,25 milliards de dollars de financements.
Comcast, Sony Pictures et les fonds d’investissement associés ont également conclu un accord qui permettra à Comcast de programmer les films et les émissions de la MGM sur les nouveaux services numérique de vidéo à la demande. Tous envisagent aussi de former une coentreprise pour créer des chaînes câblées.
En conclusion d’une mission de diagnostic et de recommandations sur la régulation et le développement du secteur de la vidéo qui lui avait été confiée par le Ministre de la Culture et de la Communication, Fabrice Fries a remis son rapport.
« Le rapport formule des préconisations relatives à la grille de prix, et à la transparence du marché de la vidéo, ainsi qu’aux mécanismes de rémunération des ayant droits, et plus généralement à la contribution du secteur au financement du cinéma. Il formule également des mesures pour améliorer la part de marché du cinéma français en vidéo, objectif auquel le ministre est particulièrement attaché » selon un communiqué du Ministère.
Le Ministre a demandé à la directrice générale du CNC Catherine Colonna d’engager sans délai une concertation avec l’ensemble des professionnels de l’édition vidéo mais aussi de la production cinématographique et audiovisuelle, de la distribution, de l’exploitation et des représentants des auteurs. Dans le cadre de cette concertation, des premières mesures pourraient être annoncées au cours du dernier trimestre 2004.
Le rapport est disponible dans la rubrique Documents.
Tout juste remis au Ministre de la Culture et de la communication, le rapport Fries a reçu un accueil favorable de la profession. Ce rapport formule des préconisations relatives à la grille de prix, et à la transparence du marché de la vidéo, ainsi qu’aux mécanismes de rémunération des ayant droits, et plus généralement à la contribution du secteur au financement du cinéma.
Ainsi la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) « se félicite » des conclusions de ce rapport qui montre que la vidéo « à la différence des salles de cinéma et des chaînes de télévision, ne contribue pas suffisamment au financement des œuvres cinématographiques et audiovisuelles d’expression originale française et échappe largement aux systèmes de régulation mis en place pour favoriser le développement de la création cinématographique et audiovisuelle. »
Pour la Chambre syndicale des producteurs et exportateurs de films français (CSPEFF), ce rapport « met en avant la nécessité de modifier les pratiques actuelles du secteur de la vidéo au regard notamment de l’incohérence des pratiques tarifaires, de l’absence de visibilité sur ce secteur et de la faible contribution de la filière vidéo au financement du cinéma ».
23 septembre 2004
Suite à l’annonce du départ du PDG de Disney, Michael Eisner, le 10 septembre 2004 comme nous vous l’avions indiqué, le conseil d’administration de Disney souhaite lui trouver un successeur d’ici à juin 2005 en s’appuyant sur des candidatures aussi bien internes qu’externes. Cette recherche à court terme s’explique par le haut degré d’attente de la part des actionnaires, des employés et des clients de Disney.
Le conseil d’administration, présidé depuis mars par l’ancien sénateur George Mitchell, va faire appel à une firme de recrutement pour l’aider dans son choix. Le numéro deux du groupe, Bob Iger, est le candidat interne le mieux placé pour succéder à Michael Eisner, mais les candidatures extérieures seront également examinées. Le conseil d’administration a également souligné la bonne santé retrouvée du groupe qui prévoit une hausse de 50% de ses bénéfices pour l’exercice fiscal 2004 (qui s’achève le 30 septembre) et une croissance à deux chiffres des bénéfices jusqu’à 2007 au moins.
20 septembre 2004
Le réalisateur, qui a subi avec son dernier film « Les Parisiens » une nouvelle attaque d’une grande partie de la critique, a gagné son pari avec le public en faisant salle comble avec sa séance gratuite vendredi soir et en étant applaudi aussi bien à Paris qu’en province comme à Strasbourg par exemple.
Répondant ainsi aux critiques et à l’échec commercial de son nouveau film qui en découlait selon lui, Claude Lelouch a offert aux spectateurs une séance gratuite vendredi à 19h dans toute la France, comme nous vous l’avions indiqué. Même s’il devra payer auprès des exploitants de salles la facture de ce coup médiatique, le cinéaste a ainsi rassemblé dans les salles aussi bien les cinéphiles que les personnes approuvant sa démarche ou encore les curieux profitant de l’opération. La critique quand à elle a contre-attaqué en se déresponsabilisant de son rôle dans l’échec du film.
17 septembre 2004
Suite à des critiques très négatives envers son dernier film « Les Parisiens », premier volet de sa trilogie « Le Genre humain », Claude Lelouch a déclaré sur France Info qu’il offrait aujourd’hui la place à tous les spectateurs qui iraient voir son film à la séance de 19h.
Ce coup marketing entend prendre à contre-pied le « lynchage médiatique » dont se dit victime le réalisateur. En effet, depuis de nombreuses années, chacun de ces films est systématiquement malmené par une partie de la critique. Il s’est ainsi engagé à rembourser tous les exploitants de salles afin que ces derniers donnent un ticket à chaque personne.
14 septembre 2004
Le géant Time Warner a annoncé hier le retrait de son offre de reprise des studios de cinéma MGM (Metro Goldwyn Mayer).
« Comme nous l’avons promis à nos actionnaires, nous étudions toute acquisition potentielle en respectant une discipline financière stricte. Malheureusement, Time Warner ne pouvait parvenir à un accord avec MGM sur un prix qui aurait signifié une utilisation prudente de notre capacité financière croissante » a expliqué le pdg de Time Warner, Dick Parsons, cité dans un communiqué.
« Nous sommes confiants dans le fait qu’il existe d’autres choix d’investissement qui nous permettront de continuer à faire croître la valeur pour les actionnaires », a-t-il ajouté.
Time Warner proposait 11 dollars par action, soit 4,5 Ã 4,6 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal.
Sony, l’autre prétendant à la reprise, a relevé son offre pour la rapprocher de 5 milliards de dollars. L’offre du géant nippon, allié aux fonds d’investissement Texas Pacific Group, à Comcast (premier câblo-opérateur des Etats-Unis) et à Providence Equity Partners, s’élèverait désormais à 12 dollars par action, soit 75 cents de plus que sa proposition initiale, ce qui valoriserait MGM à un peu moins de 4,7 milliards de dollars. Selon une source proche des discussions, un accord de principe aurait été conclu.